Patinage artistique/Championnats du monde (Japon) : «C’est toujours un challenge»

Les quadruples champions du monde de danse Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron étaient heureux d’avoir géré au mieux cette saison post-olympique.
« Cette année post-olympique était une année de transition. C’était important pour vous de réussir ?
Gabriella Papadakis : c’est toujours important pour nous d’être sacrés champions du monde, mais surtout d’atteindre les buts qu’on s’est fixés. Là, on a fait deux performances dont on est vraiment fiers, il n’y a rien à regretter.

Est-ce plus dur de confirmer, année après année, que lorsque vous avez gagné la première fois ?
Guillaume Cizeron : c’est tellement différent, et j’oublie comment c’était il y a quelques années. Avec l’expérience, je pense qu’on arrive à gérer peut-être un petit peu mieux la pression, on sait ce qu’on a à faire, on sait ce qu’il ne faut pas faire, on acquiert de l’expérience mais c’est toujours un challenge. Il y a toujours le stress qui est présent, on n’est jamais à l’abri d’une erreur, d’une chute, d’une blessure. Il y a toutes les étapes de préparation, et puis il y a les jours de compétition qu’il est important de gérer correctement.
Comment avez-vous vécu ce programme libre ?
GC : La satisfaction est dans le fait d’avoir fait un bon score et aussi d’avoir pu profiter du moment sur la glace. Il y a des performances parfois qu’on apprécie un peu moins, parce qu’on est un peu stressés, ou qu’on n’arrive pas à se mettre complètement dans le programme. Je pense qu’aujourd’hui, on est arrivés à donner ce crescendo qu’il y a dans ce programme et à délivrer des émotions.
Chaque saison, il vous faut vous renouveler…
GP : Tout le monde travaille énormément, il faut que nous, on travaille encore plus si on veut rester à ce niveau-là. On aime ce qu’on fait, on aime apprendre de plein de gens différents, de plein de milieux différents aussi, c’est ça qui fait continuer à avoir de la motivation, à aimer ce qu’on fait et à avoir toujours envie d’aller plus loin.»

Interview Clémentine Blondet (journal l’Équipe)