Hockey/Synerglace Ligue Magnus : La porte s’entrouvre pour les Lions

Sous réserve de présenter des éléments comptables probants d’ici la reprise du championnat, les Lyonnais pourraient être réintégrés en Ligue Magnus.

Après l’audience de conciliation auprès du CNOSF qui s’est tenue mercredi à Paris, la porte s’est entrouverte pour les Lions dans l’espoir d’être réintégrés en Ligue Magnus dont ils ont été recalés par la CNSCG et la Commission d’appel fédérale. Cette dernière avait même rétrogradé administrativement l’équipe lyonnaise en Division 3. Signant autrement dit, la fin du hockey de haut niveau à Lyon pour quelques années. L’objectif initial de l’avocat de la SASP LHC-Les Lions, Thierry Braillard, était de faire évoluer un climat de défiance vers un climat de confiance entre le club lyonnais et la Fédération, représentée par Pierre-Yves Gerbeau, vice-président exécutif, et Eric Roper, directeur général. Cela s’est manifestement avéré payant. La conciliatrice, Christine Maugué, conseillère d’Etat a rendu son avis ce jeudi. Elle a fait une proposition discutée et acceptée pendant l’audience qui a duré une heure et demie environ. Les deux parties ont fait un pas mais le palet est désormais dans le camp du LHC-Les Lions qui devra remettre à la CNSCG, le gendarme financier de la FFHG, dans un délai assez court, de nouveaux documents comptables et financiers. A la lecture de ces pièces, le Bureau directeur de la Fédération tranchera mi-septembre sur la possibilité de réintégrer ou non les Lions en Ligue Magnus, championnat qui ne compte pour l’heure que onze clubs.

La compétition doit débuter le 13 septembre. Ce sursis sonne comme un espoir pour l’équipe lyonnaise qui ne peut, en attendant, toujours pas disputer le moindre match amical. Et cette situation pourrait ainsi durer jusqu’au début du championnat si le LHC devait finalement bien y participer. C’est néanmoins une étape importante de franchie pour les Lions dont les joueurs continuent de s’entraîner. S’il n’y avait pas eu de conciliation, l’affaire aurait été portée auprès du Tribunal administratif avec tous les aléas judiciaires que l’on connaît.

Source : Le progrès, François Tixier