Hockey/Synerglace Ligue Magnus : Bordeaux paye la note préfectorale

Les Boxers sont dans le dur physiquement après avoir été empêchés de s’entraîner quinze jours sur décision de la préfecture. Ils viennent d’enchaîner quatre défaites de rang, la dernière en date… vendredi face à Grenoble (2-5).Cette posture délicate est en bonne partie liée à la situation abracadabrante qu’ils ont vécue pendant quinze jours, jusqu’à dimanche dernier, interdits d’accéder à leur salle sur ordre de la préfecture. Alors qu’ils avaient déjà dû se mettre en isolement pendant quinze jours en préparation après l’apparition de cas de Covid-19 dans l’effectif début septembre. « Quand on n’a pas pu s’entraîner pendant un mois sur un mois et demi, les organismes le paient, dit Olivier Dimet, l’entraîneur girondin. On a vu contre Grenoble la différence d’intensité et de puissance entre les deux équipes. On est dans le durOn va remonter la pente, mais ça va prendre un petit peu de temps. Quand il y a des cycles d’entraînement qui sont cassés par des décisions préfectorales, il faut un certain temps pour retrouver cette fraîcheur et notre intensité. »

Un arrêté préfectoral en décalage avec les préconisations ministérielles

Le 25 septembre, après le classement de Bordeaux en zone d’alerte sanitaire renforcée devant la recrudescence de l’épidémie de Covid-19, la préfète de Gironde, Fabienne Buccio, annonçait la fermeture pour deux semaines de toutes les salles de sport de la métropole (sauf pour les scolaires). Sans exception pour les sportifs de haut niveau. Quelques heures plus tard, le ministère des Sports précisait pourtant que ces derniers faisaient partie des publics prioritaires autorisés à continuer à s’entraîner, mais la préfecture n’a pas jugé utile de modifier son arrêté… « Cette décision, on la trouve injuste », se désolait sur France Bleu Thierry Parienty, le président des hockeyeurs bordelais, dès lors empêchés de s’entraîner, comme les handballeuses de Mérignac en Ligue Butagaz Energie (D1 féminine). À l’exception de deux séances qu’ils ont pu faire à l’extérieur, la veille de leurs matches à Anglet et à Mulhouse. Délocaliser les autres séances n’était pas envisageable, vu la distance des patinoires les plus proches.

« La patinoire était fermée et on n’avait accès à aucune salle de sport, on pouvait juste faire un peu de physique à la maison. On l’a vécu vraiment comme un reconfinement, avoue Loïk Poudrier, l’attaquant franco-canadien des Boxers. C’est comme si on vous disait : “Vous arrêtez de travailler.” C’est notre métier, on ne vit que pour ça, cela a été dur psychologiquement. Mais on n’a aucun contrôle là-dessus, maintenant il s’agit de mettre les bouchées doubles et d’aller de l’avant. »

Son entraîneur compte notamment sur la trêve internationale, début novembre, pour remettre l’équipe d’aplomb. « Il ne faut pas se trouver d’excuses, insiste Olivier Dimet. On savait que cette saison allait être compliquée et qu’il faudrait s’adapter. Aujourd’hui, on mange notre pain noir, mais je crois en cette équipe. »

Source: https://www.lequipe.fr/Hockey-sur-glace/Actualites/Ligue-magnus-bordeaux-paye-la-note-prefectorale/1184614