Hockey/Reconfinement : ces coachs qui préféreraient s’arrêter

Alors que le sport professionnel, sauf cas de Covid-19 avéré, poursuit – pour l’instant – son activité, nombreux sont les clubs à alerter les autorités – gouvernement et fédérations – quant aux répercussions financières dramatiques que pourrait avoir la poursuite de leur championnat respectif. Sans une aide massive et rapide, jouer à huis clos est tout simplement insoutenable pour la très grande majorité des clubs français. Alexandre Gagnon, entraîneur des Scorpions de Mulhouse estime qu’un arrêt provisoire des compétitions est la meilleure solution. Déjà pour sauver la saison, mais surtout pour assurer la pérennité des clubs. « Tant qu’on n’a pas de nouvelles du gouvernement ni de la fédération, on continue de travailler normalement. Avec une question qui revient sans cesse : va-t-on s’arrêter un mois ou continuer avec des éventuelles aides ? On reçoit des infos au compte-gouttes, mais ça reste de la spéculation et j’ai du mal à croire que ces aides vont pallier les pertes en Ligue Magnus. Surtout qu’on n’a pas encore les chiffres exacts. Il y a plein de solutions pour maintenir la Magnus en vie et reprendre le championnat, mais cela va dépendre de l’accompagnement qu’on nous offre pour faire face à la situation. Il faudrait peut-être nous proposer du chômage technique. Faire un ou deux matches par mois, ça ne sert à rien et je nous vois mal reprendre le championnat le mois prochain, surtout si les chiffres de la pandémie restent mauvais. Chez moi au Québec, toutes les salles de sport et patinoires sont fermées, tous les championnats en Amérique du Nord sont à l’arrêt. Alors si on doit rester deux mois sans jouer, au moins, cela peut nous permettre de nous entraîner, de faire une nouvelle préparation physique en vue d’une éventuelle reprise. De toute façon, on ne peut pas partir puisque la situation ailleurs n’est pas meilleure. Mais les clubs peuvent-ils tenir financièrement jusqu’à Noël ? C’est un avis totalement personnel, mais ne devrait-on pas réfléchir à d’autres formules pour permettre à la Magnus de continuer à se promouvoir et d’exister ? Moins de matches, pas de play-offs, un tournoi final… Cette pause sportive est logique. On faisait un pas en avant, deux pas en arrière. On doit aider à notre niveau à mettre un coup de frein au virus. Le mieux serait peut-être de s’arrêter un peu. Et revenir d’ici décembre, voire janvier, si la situation le permet. » Côté chiffre… pour Mulhouse un match à huis clos c’est une perte de 40.000 euros… alors le calcul est vite fait…