Patinage/Gwendal Peizerat : A une main de finir Ninja Warrior

Ce samedi 16 janvier, un candidat exceptionnel est venu tenter sa chance sur le parcours mythique de Ninja Warrior : Gwendal Peizerat. Dans une interview accordée à Télé-Loisirs.fr, le champion olympique revient sur son passage, mais aussi sur sa reconversion dans la chanson !

La saison 5 de Ninja Warrior se poursuit ce samedi 16 janvier à partir de 21h05 sur TF1. Dans ce troisième prime du jeu animé par Denis BrogniartChristophe Beaugrand et Iris Mittenaere, un candidat exceptionnel a relevé le défi du parcours mythique : Gwendal Peizerat. Dans une interview accordée à Télé-Loisirs.fr, le champion olympique de patinage artistique est revenu sur son passage dans l’émission, mais aussi sur sa reconversion dans la chanson !

Télé-Loisirs : Pourquoi avez-vous décidé de participer à Ninja Warrior ?

Gwendal Peizerat : Quand on est un compétiteur comme moi, ça ne se refuse pas ! Mais principalement parce que je suis parrain d’une association qui s’appelle Le Blé de l’Espérance qui s’occupe des enfants hospitalisés. On organise des ateliers créatifs, on fait tout pour leur mettre du baume au cœur. J’avais notamment prévu un concert en décembre pour lever des fonds pour l’association, mais on a dû annuler. On se retrouve avec aucun moyen d’action. Donc quand on m’a dit que je pouvais participer en faveur d’une association, je n’ai pas hésité une seconde. C’était aussi une façon d’entrer dans les chambres d’hôpitaux par la petite lucarne. J’espère pouvoir leur rendre visite très vite.

Avez-vous suivi un entrainement spécial pour participer à l’émission ?

Carrément ! Mais très court car lorsqu’on est guest, on est prévenu assez tard. C’est dommage parce que ce n’est pas quelque chose qui se prépare à la légère. Physiquement c’est engageant. J’ai perdu du poids. J’ai aussi travaillé sur un déséquilibre majeur : ma musculature s’est développée principalement au niveau des jambes avec le patinage. Les jambes servent très peu dans Ninja Warrior et il faut qu’elles soient toniques et légères. Il a donc fallu rééquilibrer toute ma musculature, travailler sur la poigne, beaucoup de travail de balancier et de l’escalade.

Pourquoi avoir préféré le parcours A au B ?

Le parcours B, avec les griffes et les cubes, ce sont des choses qui m’étaient complètement inconnues. Dans mon entrainement je n’avais pas fait de sauts d’un cube à l’autre par exemple. Ces obstacles étaient très loin de ce que j’avais pu faire à l’entrainement. Donc j’ai voulu me rapprocher le plus possible de ce que j’avais déjà fait : du travail de bras, de balancier… Je me suis aperçu après que beaucoup de candidats allaient sur l’autre parce qu’il paraissait plus simple et plus rapide, mais je ne regrette pas du tout mon choix.

Pouvez-vous vous exercer une fois sur le parcours avant votre passage ?

Non et c’est ça qui est monstrueux ! C’est un peu comme si on disait à un patineur : “Aujourd’hui, pour la première fois, pour la compétition, tu vas tenter un triple axel” (rire).

Vous chutez malheureusement sur la tour d’acier après un super parcours. Avez-vous des regrets ?

Oui j’ai des regrets énormes parce que je ne suis qu’à une main de finir le parcours ! Tout ce qui venait derrière, je suis sûr que je passais ! Ce moment, c’est une faute de débutant, de quelqu’un qui participe pour la première fois à l’émission. Je n’ai pas résisté à la pression qu’il y avait autour. Les commentaires, le public… Tout cela donne envie d’aller plus vite, alors qu’il aurait fallu que je prenne beaucoup plus mon temps. C’est rageant car je n’étais qu’à une main ! Je sais que si j’avais posé la main gauche sur cette réglette, tout le reste aurait été “une promenade de santé”. Je suis déçu parce que ça ne s’est joué à rien !

Comptez-vous revenir tenter votre chance ?

Oui ! oui oui oui ! (rire) Je continue à m’entrainer ! Dès le lendemain de l’émission je suis retourné à la salle et je me suis remis à l’entrainement pour faire mieux la prochaine fois ! J’ai aussi installé des prises d’escalade chez moi, je m’entraine sur mes escaliers… Je suis prêt ! (rire)

Quels conseils pourriez-vous donner à nos lecteurs qui aimeraient participer à Ninja Warrior ?

Commencez à sérieusement vous entrainer bien avant de postuler ! (rires) Ça demande des qualités physiques : abdos, bras, poigne, relâchement, réception… C’est un sport hyper-riche et hyper-gratifiant. C’est pour ça que j’aime beaucoup et que je continue.

Côté professionnel, quels sont vos projets pour cette année ?

Je vais sortir un album que j’ai créé durant le confinement et une partie des bénéfices ira au Blé de l’Espérance. Le premier single  Anticigale est déjà disponible. Mon objectif est d’attirer les gens dans les salles pour pouvoir faire des concerts, mais malheureusement ce n’est pas possible pour le moment. J’espère pouvoir participer à des festivals cet été s’ils sont maintenus.

 

Source : Télé-Loisirs, Mathis Ferrut