Hockey/D2: Une saison blanche pour le Moselle Amnéville Hockey Club

Le Mahc n’aura pas à se soucier de savoir s’il monte ou descend, la saison blanche a été décrétée. En revanche, le président Patrick Partouche espère une reprise rapide, notamment pour éviter une évaporation des licenciés (Photo RL /Pascal BROCARD)

Le Moselle Amnéville Hockey Club ne vivra «ni montées ni descentes pour la D2 et la D3 , a décidé la Fédération », indique le président Patrick Partouche. À titre d’exemple, Amnéville n’a joué qu’un match sur 18 et n’est pas un cas isolé. Dans la mesure où les amateurs peuvent difficilement jouer plus d’une fois par semaine, boucler le championnat signifierait quatre mois de matches sans report. Même avec une reprise hypothétique fin février, « cela emmènerait jusqu’en juin, période à laquelle beaucoup de patinoires sont fermées ». Jouer deux matches par samedi était aussi une option, mais intenable.

Par ailleurs, les recrues étrangères sont toutes rentrées chez elles. L’idée d’une saison pleine est abandonnée, « mais il s’agira peut-être de proposer juste les matches aller ou encore de définir des poules géographiques avec trois ou quatre équipes. ». Pour autant, les instances veulent maintenir une vie sportive. Et si la reprise n’est évidemment pas à l’ordre du jour (contrairement à la Ligue Magnus qui reprend du service le 31 janvier), « on sait qu’ils se penchent sur une formule qui permettrait de continuer de proposer des matches ».

Garder les jeunes

La volonté est plus de garder une animation dans les clubs de hockey, et en cela l’interdiction pour les mineurs de pratiquer les sports en intérieur a été un coup dur. « On se retrouvait déjà avec 15 % ou 20 % de licenciés en moins : à présent des jeunes pourraient être tentés de prendre une licence pour les sports se pratiquant en extérieur, qui sont moins visés par les interdictions ».

Patrick Partouche indique d’ailleurs que le club cherche d’ores et déjà comment recruter chez les jeunes pour la future rentrée. «  Ils sont la base de la pyramide, et elle commende à s’effriter ». Le Mahc a maintenu cet hiver des animations via les réseaux pour garder un lien.

La seule bonne nouvelle reste finalement propre à la saison blanche. « On ne visait pas la montée mais on sait que tout club peut risquer de descendre. Or pour nous, ç’aurait été synonyme de subventions divisées par deux. Avec le remboursement de la dette qui court encore cinq ans, on n’aurait pas tenu . »

Source : Le Républicain Lorrain, Vincent Trimbour