Patinage/Masters d’Épinal : Rentrée réussie pour Papadakis et Cizeron

Les quadruples champions du monde de danse sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont retrouvé avec bonheur la compétition ce vendredi à Épinal, après vingt mois d’arrêt, sur leur nouvelle danse rythmique.

Vendredi aux Masters à Épinal, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont renoué avec la compétition après vingt mois d’absence, dus à la pandémie et à des problèmes de visa qui les avaient notamment empêchés de participer aux Championnats du monde, en mars dernier. Leurs sourires, au terme de leur nouvelle danse rythmique, étaient éloquents.  « On a vite repris nos marques depuis qu’on est arrivés ici, c’était la même gestion du stress, décrit Gabriella Papadakis. Mais ce qu’il y avait en plus, c’est une certaine gratitude que tout ait recommencé. Je prenais moins pour acquis le fait d’être là, d’avoir du public. » Pour les quintuples champions d’Europe, quadruples champions du monde et vice-champions olympiques, cette compétition traditionnelle de début de saison n’est évidemment pas un enjeu majeur. Mais elle était cette fois-ci bien plus attendue que d’habitude.

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« Ça fait vraiment longtemps qu’on n’avait pas patiné devant d’autres personnes que nos coaches et nos coéquipiers ! », s’amuse Guillaume Cizeron. Le public de la patinoire intercommunale d’Épinal s’est levé au terme de ce programme consacré au waacking, une danse apparue dans les années 1970 dans la communauté gay de Los Angeles. Et les juges les ont récompensés d’un score très élevé : 93,79 pts. Les scores obtenus dans les compétitions nationales ne sont pas pris en compte pour les records – le record du monde appartient aux Français, avec 90,03 pts en 2019, mais celui de vendredi donne une indication de l’état de forme des danseurs, qui avaient par exemple obtenu 89,80 pts dans cette compétition en 2019. « Ils ont fait une très belle performance, je les ai trouvés confiants, sereins, stables sur leurs cares, analyse leur coach Romain Haguenauer. Les twizzles étaient parfaits. Ça a été très fluide. C’est une très bonne base pour une montée en puissance jusqu’au mois de février et mars. » Vers l’or olympique à Pékin (4-20 février), le seul qui leur manque.

Source : L’Equipe ; Clémentine Blondet