Short-Track : Pas de JO pour les Françaises vice-championnes du monde

Après la grave blessure d’Aurélie Monvoisin, le relais féminin français de short-track n’a pas décroché sa qualification pour les JO de Pékin. Grosse déception pour les vice-championnes du monde.

Elles étaient parties le coeur léger avec leur nouveau statut de championnes d’Europe et vice-championnes du monde. Le relais féminin de short-track composé de Tifany Huot-Marchand, Gwendoline Daudet, Aurélie Monvoisin et Aurélie Lévêque avait de quoi rêver grand. Lors de la troisième étape de Coupe du monde à Debrecen, tout s’est écroulé avec la grave blessure d’Aurélie Monvoisin, victime d’une double fracture du tibia, lors de la finale du 500 m. Des bizuths, Eva Grenouilloux et Cloé Ollivier, l’ont remplacée respectivement en Hongrie et aux Pays-Bas mais le relais féminin n’a pas pu décrocher sa place pour les JO (elles finissent 10es pour seulement huit équipes qualifiées) . Une immense désillusion… « C’est dur parce qu’on sortait d’une saison complètement dingue, on y croyait dur comme fer et ça s’est effondré rapidement, explique Tifany Huot-Marchand. C’est l’ascenseur émotionnel, on passe par plein d’émotions. C’est surtout difficile pour elle car elle s’était déjà blessée il y a quatre ans avant les sélections olympiques.»

Le relais mixte sera là

A titre individuel, la Belfortaine a fait le job en ramenant son quota sur les trois distances (500m, 1000m, 1500m) comme sa coéquipière Aurélie Monvoisin (avant de se blesser) mais le constat est amer de voir s’évaporer la meilleure chance française de médaille. Après les quatre étapes de Coupe du monde (Pékin, Nagoya, Debrecen et Dordrecht), Tifany Huot-Marchand, Gwendoline Daudet, Sébastien Lepape qui avait décroché une belle 4e place sur 1500 m à Pékin et Quentin Fercoq (les noms n’ont pas encore été donnés officiellement) ont a priori conquis leur place pour la Chine où seul un relais mixte sera aligné. Avant le grand rendez-vous de l’hiver, il ne reste plus qu’une compétition : les championnats de France à Cergy du 16 au 18 décembre. Les Championnats d’Europe, prévus à Dresde mi-janvier, ont été annulés en raison du Covid. Dans ce contexte toujours incertain, des stages sont organisés (aux Canaries actuellement, à Reims après les France) pour tenter de monter en puissance et atteindre le pic de forme en février.

Avec la première étape de Coupe du monde, organisée fin octobre à Pékin, les Bleus ont pu tâter le terrain assez lunaire de ce qui les attend dans deux mois… « C’était une ambiance très étrange. L’aéroport était vide. On avait l’impression de tourner dans un film. On a attendu 3-4h à l’aéroport. Sur place, ce n’était pas comme d’habitude, raconte Tifany Huot-Marchand. Il n’y avait personne dans les rues, tout était désinfecté. L’ambiance était un peu pesante. On était testés tous les jours par des gens dans des petits cabanons où on voyait sortir des mains en plastique. On avait le droit de sortir uniquement sur le parking de l’hôtel. Ils avaient barricadé tout l’hôtel. Ils auraient pu faire n’importe quoi, on aurait été heureux d’être là-bas. C’était une sélection olympique. On avait tous hâte de courir. En plus, on n’avait pas fait de Coupe du monde depuis un an. » A Font-Romeu où ils s’entraînent, chacun a repris son bâton de pèlerin sans se plaindre et espère des jours meilleurs en 2022.

Source : L’Equipe ; S.D